Senden hat offenbar funktioniert, aber es wird noch ein Bestätigungsmail verschickt, sobald die Änderungen angekommen sind.
Es hat etwas nicht funktioniert. Bitte den Inhalt in Word (o.Ä.) kopieren und per Mail schicken.

Brief (01-07033)

Nouvelle-Orléans 26 Juin 1882

Monsieur,

Je réponds à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 7 Mai. En même temps que ces lignes je vous expédie mon petit travail sur la langue créole louisianaise.1 Permettez-moi de vous offrir, par la même occasion, le dernier ouvrage que j’aie publié,2 et dans lequel quelques-uns de mes personnages parlent ça et là notre patois. Je pense qu’après avoir lu mon Etude, vous comprendrez sans trop de peine ce langage tout local. Je n’ai pas cru devoir donner la traduction des paroles que je mets dans la bouche de mes personnages à qui je fais parler le créole, parceque mon livre – l’Habitation Saint-Ybars, ou Maîtres et Esclaves en Louisiane – a été écrit spécialement, je pourrais pres-dire exclusivement pour les gens de mon pays.

Je ne sache pas qu’aucun travail sur le patois créole louisianais écrit dans le même sens que mon Etude, ait jamais été publié. Un professeur de l’Université de Lexington, Etat de la Virginie, M. James A. Harrison3, m’a écrit comme vous pour avoir cette Etude; il se propose, dit-il, de publier prochainement un article de philologie dans lequel il en fera mention. Le journal dans lequel il écrit a pour titre: „Balls journal of philology.“

Vous êtes sans doute, Monsieur, au courant des publications de M. Eugène Rolland,4 un des érudits de France les plus connus à l’étranger. Dans le tome V de sa „Faune populaire de la France“ édité tout récemment par Maisonneuve et Cie 25 quai Voltaire, Paris, vous liriez peut-être avec quelque intérêt, page 259, un conte nègre avec la traduction en français que je lui ai envoyé.5

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations les plus respectueuses et l’assurance de mon désir de vous être agréable toutes les fois que l’occasion s’en présentera.
Alfred Mercier


[1] Mercier (1880).

[2] Gemeint ist Merciers Roman L’habitation Saint-Ybars ou Maîtres et Esclaves en Louisiane von 1881.

[3] James Albert Harrison (1848-1911) war Philologe, der sich unter anderem mit African American Vernacular English beschäftigte, aber auch einen folkloristischen Band mit Texten aus Louisiana herausgab; vgl. Harrison (1888). Siehe auch Gates (1987: 173ff.).

[4] Eugène Rolland (1846-1909) war ein französischer Ethnologe und Folklorist aus Lothringen, der unter anderem eine Arbeit zum Dialekt der Region um Metz veröffentlicht hatte (vgl. Rolland 1873). Der Artikel erschien in der zweiten Ausgabe der Romania, in der auch ein Beitrag von Schuchardt enthalten war (vgl. Schuchardt 1873). Man kann also davon ausgehen, dass diesem Rollands Arbeit zugänglich war.

[5] Die Faune populairede la France - noms vulgaires, dictons, proverbes, contes et superstitions veröffentlichte Rolland ab 1877 bis ins 20. Jahrhundert hinein in mehreren Bänden. Darin sammelte er Folklore mit Bezug zu Tieren in Frankreich. Zum hier genannten Band vgl. Rolland (1882: 259-263). In der Sektion über Hasen druckt Rolland die von Mercier eingesandte Geschichte Compère Lapin et Compère Bouki ab, deren Figuren auch in anderen kreolischsprachigen Gebieten bekannt sind.