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Brief (05-03088)

Saint-Denis (Réunion)
24 Xbre 1885

Mon cher Monsieur,

Ainsi que vous m’en avez témoigné le désir, j’ai le plaisir de vous adresser les deux numéros du journal „Le sport colonial“ dans lesquels il est parlé de Célimène, qu’un voyageur, militant aujourd’hui dans la Presse Parisienne, a baptisé de „Muse des trois bassins“, et non de „la Saline“ qui est à plusieurs kilomètres de la localité où habitait la susdite. La même Célimène versifiait en français (plus ou moins relevé) mais encore meilleur que son patois créole, qui était peut-on le croire celui de M. M. Héry et Vinson (Employé rarement du reste).

Voyez la chanson:

A monsieur L… et …

Dès le premier mot elle est en faute. Elle écrit missié pour msié. Missié est cafre.

Et puis, des mots inconnus dans le patois Bourbonnais: Caquette – Tartelette – Ginguette Bavette etc.

Le Sport ne se publie qu’une fois, par semaine, le lundi, remplaçant, ce jour là, le „Créole“, journal quotidien.

Voila pourquoi les numéros ne se suivent pas (du Sport).

Je profite de l’occasion pour vous offrir mes souhaits de bonne année et vous renouveler, Mon cher Monsieur, l’assurance de mes sentiments très-distingués.
V. Focard