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Ferdinand Brunot

Die Korrespondenz zwischen Ferdinand Brunot und Hugo Schuchardt wurde von Pierre Swiggers bearbeitet, kommentiert und eingeleitet.

Die Edition bzw. einzelne Briefe sind zu zitieren als:

Swiggers, Pierre. 2014. 'Die Korrespondenz zwischen Ferdinand Brunot und Hugo Schuchardt'. In Bernhard Hurch (Hg.) (2007-). Hugo Schuchardt Archiv. Webedition verfügbar unter http://schuchardt.uni-graz.at/id/letters/1218, abgerufen am 31.05.2020

Der Brief von Brunot an Schuchardt wurde uns freundlicherweise aus folgender Veröffentlichung zur Verfügung gestellt:

Swiggers, Pierre. 1995. 'Note sur Ferdinand Brunot et Hugo Schuchardt'. In Orbis 38: 229-232.

Ferdinand Brunot

Bedeutung

La linguistique romane du début de ce siècle a été dominé par quelques grandes figures et quelques réalisations fondamentales: en grammaire comparée, il y a Wilhelm Meyer-Lübke (1861-1936), en géographie linguistique il y a l’œuvre de Jules Gilliéron (1854-1926), de Louis Gauchat (1866-1942), de Karl Jaberg (1877-1958) et de Jakob Jud (1882-1952), en stylistique celle de Leo Spitzer (1887-1960), par exemple. Dans le domaine du gallo-roman, ou plus particulièrement du français, les œuvres de Walther von Wartburg (1888-1971), élaborant son Französisches Etymologisches Wörterbuch à partir des années 1910, et de Ferdinand Brunot (1860-1938), combinant grammaire historique, réflexion grammaticale et histoire de la langue (cf. Brunot 1887, 1905-1943, 1922), sont les travaux les plus marquants. Pour la plupart de ces auteurs, un des maîtres à penser était Hugo Schuchardt (1842-1927)[1], linguiste universel, romaniste et philologue accompli. Il n’est donc guère étonnant que c’est autour du maître de Graz que s’est tissé un noyau de correspondants, avec qui il échangeait des publications, discutait les problèmes théoriques, et à qui il s’adressait parfois pour obtenir des informations, linguistiques, historiques ou autres. Ces correspondances jettent souvent une lumière intéressante sur l’histoire de la linguistique romane du début de ce siècle[2].

Il faut aussi, de l’autre côté, s’étonner de — et s’interroger sur — certaines “zones d’ombre” dans cette correspondance, comme par exemple l’absence totale de Ferdinand de Saussure (1857-1913) et de Kristian Sandfeld (1873-1942), ou — parmi les romanistes — d’Auguste Scheler (1819-1890), de Jean Haust (1868-1946), Joseph Anglade (1868-1930), Oscar Bloch (1877-1937), ou Alfred Jeanroy (1869-1953). L’absence de certains d’entre eux dans la correspondance envoyée à Schuchardt et conservée au Schuchardt-Nachlaß à l’Université de Graz s’explique sans doute par leur isolement scientifique, par leur participation réduite à la linguistique romane ou générale, et peut-être aussi par des considérations personnelles, dépendant de l’époque, à l’égard de savants d’expression allemande.

À cet égard il est également curieux de constater qu’il n’y a aucune lettre conservée de Ferdinand Brunot[3]. Que cette absence ne doive pas s’expliquer par des sentiments personnels d’antagonisme ou par simple ignorance, est prouvé par une carte postale envoyée à Schuchardt par Ferdinand Brunot. La carte[4], représentant la place Maubert vers 1780 (avec à droite, un chanteur populaire de cantiques) a été envoyée de Paris, et a été signée par Ferdinand Brunot, Madame Brunot, Kristoffer Nyrop (1858-1931), Léopold (- Maurice - Pierre) Sudre, et une cinquième personne, dont je n’ai pu déchiffrer la signature. La carte a été écrite par Brunot lui-même, qui a inscrit au-dessus des signatures, la dédicace: “Salut respectueux d’un dîner de philologues”. Le cachet postal étant (devenu) illisible, il est impossible de dater la missive; la mention de “Autriche[-]Hongrie” nous oblige à dater la carte d’avant 1918, et il est possible qu’elle date des années 1909-1911, période où Nyrop a visité, chaque année pendant l’été, la France et a séjourné à Paris.

Il m’a été impossible de déterminer si le “dîner” dont il est question a eu lieu en rapport avec des activités scientifiques. Quant aux signataires de la carte, il n’y a que Kristoffer Nyrop (1858-1931) qui ait eu une correspondance, d’ailleurs très étendue, avec Schuchardt: au Schuchardt-Nachlaß sont conservées quelque 130 lettres de Kristoffer Nyrop à Schuchardt[5], plus de 280 lettres de Madame Margaretha Nyrop[6], trois lettres de chacune de leurs deux filles, Gerda et Hanka[7], et une lettre de leur fils Louis[8].

Cette carte postale est donc un témoignage précieux sur les rapports entre Ferdinand Brunot et Hugo Schuchardt, deux savants qui ont laissé leur empreinte sur la linguistique française et romane, et qui ont dû s’estimer mutuellement.

Bibliographie:

Bruneau, Charles. 1938. 'Ferdinand Brunot (1860-1938)'. In Revue universitaire, 407-418.

Brunot, Ferdinand. 1887. Précis de grammaire historique de la langue française. Avec une introduction sur les origines et le développement de cette langue. Paris: Masson. [Nouvelle édition en 1933, en collaboration avec Charles Bruneau.]

Brunot, Ferdinand. 1905-1943. Histoire de la langue française des origines à nos jours. Paris: A. Colin. [Tome 1: 1905; Tome 2: 1906; Tome 3: 1909-1911; Tome 4: 1913-1924; Tome 5: 1917; Tome 6: 1930-1933; Tome 7: 1926; Tome 8: 1934-1935; Tome 9: 1927-1937; Tome 10 (posthume): 1939; Tome 11 (posthume): 1943.]

Brunot, Ferdinand. 1922. La Pensée et la Langue. Méthodes, principes et plan d’une théorie nouvelle du langage appliqué au français. Paris: Masson.

Chevalier, Jean-Claude. 1988. 'Ferdinand Brunot et l’épopée des mots'. In Le Monde 15 décembre 1988: 17.

Chevalier, Jean-Claude. 1991. 'Ferdinand Brunot, La Pensée et la Langue'. In Hélène Huot (ed.), La grammaire française entre comparatisme et structuralisme 1870-1960. Paris: A. Colin, 73-114.

Chevalier, Jean-Claude. 1992. 'L’Histoire de la Langue française de F. Brunot'. In Pierre Nora (ed.), Les lieux de mémoire III/2. Paris: Gallimard, 420-459.

Chevalier, Jean-Claude. 1994. 'F. Brunot (1860-1937) [sic]. La fabrication d’une mémoire de la langue'. In Langages 114: 54-68.

Choley, Claude. 1995. Ferdinand Brunot, militant, maître à penser: un ‘mandarin’ sous la IIIème République. [Doctorat Nouveau Régime; Université de Tours]

Iordan, Iorgu & John Orr. 1937. An Introduction to Romance Linguistics, its Schools and Scholars. London: Methuen.

Lagane, René. 1972. 'Science de la langue et pédagogie dans l’œuvre de Ferdinand Brunot'. In Langue française 14: 99-116.

Lichem, Klaus & Hans J. Simon (eds). 1980. Hugo Schuchardt, * Gotha 1842 - † Graz 1927. Schuchardt-Symposium 1977 in Graz. Vorträge und Aufsätze. Wien: Österreichische Akademie der Wissenschaften.

Melis, Ludo & Pierre Swiggers. 1992. 'Ferdinand Brunot contre la sclérose de la grammaire scolaire'. In Cahiers Ferdinand de Saussure 46: 143-158.

Michel, Louis. 1938. 'La linguistique de Ferdinand Brunot et l’enseignement de la langue française'. In Revue des langues vivantes 4, 112-120.

Richter, Elise. 1928a. 'Hugo Schuchardt, 1842-1927'. In Archiv für das Studium der neueren Sprachen 154: 224-258. [Réimpression dans Elise Richter. 1977. Kleinere Schriften zur allgemeinen und romanischen Sprachwissenschaft. Innsbruck: Innsbrucker Beiträge zur Sprachwissenschaft, 473-504.]

Richter, Elise. 1928b. 'Hugo Schuchardts wissenschaftliche Persönlichkeit'. Die neueren Sprachen 36: 35-45. [Réimpression dans Elise Richter. 1977. Kleinere Schriften zur allgemeinen und romanischen Sprachwissenschaft. Innsbruck: Innsbrucker Beiträge zur Sprach­wissenschaft, 505-514.]

Salverda de Grave, Jacques. 1937-38. 'Levensbericht van Ferdinand Brunot'. In Jaarboek der Koninklijke Nederlandse Academie van Wetenschappen, 226-231.

Steeg, J. 1938. 'Hommage à Ferdinand Brunot'. In Annales de l’Université de Paris 2: 107-112.

Swiggers, Pierre. 1982. 'Hugo Schuchardt: le point de vue d’un romaniste dans la querelle autour des lois phoniques'. In Beiträge zur Romanischen Philologie 21: 325-328.

Swiggers, Pierre. 1989. 'Linguistique générale et linguistique romane chez Hugo Schuchardt'. In Dieter Kremer (ed.), Actes du XVIIIe Congrès International de Linguistique et de Philologie Romanes. Université de Trèves (Trier) 1986, Tome VIII. Tübin­gen: Niemeyer, 76-85.

Swiggers, Pierre. 1994. 'c.r. de Wolf 1993'. In Orbis 37: 570-573.

Vendryes, Joseph. 1938. 'Hommage à Ferdinand Brunot'. In Annales de l’Université de Paris 2: 97-107.

Vennemann, Theo & Terence H. Wilbur. 1972. Schuchardt, the Neogrammarians, and the Transformational Theory of Phonological Change. Frankfurt am Main: Athe­näum.

Wolf, Michaela. 1993. Hugo Schuchardt Nachlaß. Schlüssel zum Nachlaß des Linguisten und Romanisten Hugo Schuchardt (1842-1927). Graz: Leykam.

[1] Sur Hugo Schuchardt, voir e.a. Richter (1928a, b), Vennemann - Wilbur (1972), Lichem - Simon (eds 1980), Swiggers (1982, 1989).

[2] Voir l’inventaire de la correspondance envoyée à Schuchardt dans Wolf (1993). Pour un relevé des éditions de correspondances de linguistes avec Schuchardt, voir Swiggers (1994: 571 n. 5); on y ajoutera les éditions publiées dans Orbis 37, 234-247 (lettre de Lucien Adam), 248-262 (lettres d’Américo Castro), 284-289 (carte d’Edmund Husserl), 290-298 (lettre de Wilhelm Streitberg), et celles publiées ici-même.

[3] Sur la vie et l’œuvre de Ferdinand Brunot, voir Bruneau (1938), Chevalier (1988, 1991, 1992, 1994), Choley (1995), Iordan - Orr (1937: 337-345), Lagane (1972), Melis - Swiggers (1992), Michel (1938), Salverda de Grave (1937-38), Steeg (1938) et Vendryes (1938).

[4] La carte, conservée dans le Hugo Schuchardt-Nachlaß (Universitätsbibliothek Graz, Manuskript­abteilung), est cataloguée sous le no 1422 chez Wolf (1993: 131). Nous tenons à remercier Dr. Hans Zotter, Dr. Walter Slaje, Mag. Thomas Csanády et Dr. Michaela Wolf de nous avoir donné la permission de publier ce document.

[5] Cf. Wolf (1993: 291-293, nos 7954-8082).

[6] Voir Wolf (1993: 293-300, nos 8084-8369).

[7] Voir Wolf (1993: 291, nos 7948-7950 et 7951-7953).

[8] Voir Wolf (1993: 293, no 8083).

Briefedition und Kommentare

Die Webedition wurde unter Mitarbeit von Katrin Purgay erstellt.