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Brief (12-01332)

Paris 10 mai 96

 

Monsieur et cher Collègue,

Parmi les nombreuses langues que vous avez le bonheur de connaître, se trouve aussi, si je ne me trompe, le basque. Je viens donc recourir à vous, faisant appel, non seulement à votre titre de Correspondant de l’Institut, mais encore et surtout à votre obligeance bien souvent éprouvée par moi.

Un honorable négociant de Bordeaux[1] a envoyé au concours du Prix Volney un déchiffrement d’une inscription ibérique.

Il s’agit de l’inscription trouvée en 1851 par M. de Portefaix, et soumise en 1871 à l’Académie de Vienne par le Dr. George Phillips.[2]

C’est à l’aide du basque que l’auteur ǀ2ǀ du mémoire lit ladite inscription. Comme j’ignore également le basque et l’ibère, je suis mauvais juge de ce travail. Je dois pourtant dire que le sens trouvé par lui m’inspire les doutes les plus sérieux.

La demande que je me permets de vous adresser est celle-ci :

Puis-je vous envoyer ce mémoire (21 pages d’une excellente écriture) pour que vous le parcouriez et m’en disiez votre avis ? Cela ne vous demandera pas beaucoup de peine et cela rassurera ma conscience.

Il suffit que vous me mettiez un mot de réponse sur une carte postale.

Je profite de cette occasion pour vous dire que j’ai quelque idée d’aller pendant les vacances faire un tour en Allemagne et en Autriche. Il ǀ3ǀ me serait très agréable de vous rencontrer, si les circonstances s’y prêtent, et je vous serai bien obligé de me dire en quels lieux on pourra vous trouver.

Votre dévoué collègue

Michel Bréal

70 rue d’Arras

 

Deux nouvelles pour finir, dont la première n’en est sans doute pas une pour vous : [à] savoir que M. Gaston Paris va être prochainement de l’Académie française,[3] et 2e que le Collège de France vient d’émettre un vœu en faveur de la création d’un laboratoire de linguistique expérimentale pour l’abbé Rousselot.[4]



[1] Der Autor ist der aus Gernsbach stammende, später als Kaufmann in Bordeaux tätige Victor Stempf (1841-1909). Sein Entzifferungsversuch wurde gedruckt unter dem Titel „Essai de déchiffrement d’une inscription ibère dite de Castellon“, Revue de linguistique et de littérature comparée 30, 1897, 97-111. Dem Abdruck folgt (S. 112-125) ein sehr kritischer Artikel von Julien Vinson, „Observations sur l’article précédent“. Den Prix Volney hat Stempf nicht erhalten.

[2] George Phillips, Ueber eine in der Nähe von Castellon gefundene iberische Inschrift, Wien; Gerold in Komm., 1871 (Akademie der Wissenschaften. Philosophisch-Historische Klasse: Sitzungsberichte ; 67,11, 573-580).

[3] Vgl. PK 17-01237.

[4] Jean Pierre Rousselot (1846-1924), franz. Geistlicher; 1895 wurde er Leiter der Société Linguistique de Paris und veranlasste die Gründung eines Labors für phonetische Experimente am Collège de France.