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Brief (013-01722)

Prague, Krakauergasse 11,

le 9 février 1881

Cher ami,

Y compris Fr. L. Do Monte Carmelo que je vous envoie aujourd’hui[1] votre note se monte à 74 francs. C’est un quart d’heure de Rabelais[2] qui ne vous effraiera point. Quoique le traité d’orthographie dont je vous avais parlé ne donne pas tout à fait le port. moderne, vous n’en serez pas moins satisfait.[3] Vous y trouverez une foule de faits assez bien groupés pour le temps où l’ouvrage a paru.

Je continue à m’occuper d’esp. et de port. et à part mes cours je ne ferai que ça toute cette année. J’ai envoyé dernièrement à la Romania des observations sur le poème du Cid[4] et une douzaine d’étymologies de mots espagnols.[5] Ces jours ci j’ai mis la dernière [main] à un travail sur l’influence des labiales sur les voyelles aiguës atones en portugais. Votre vocalisme a admirablement traité cette question, mais par une disgrâce singulière il n’a fait que l’ébaucher dans le domaine de l’Espagne. La confusion de per avec por n’est rien autre qu’un phénomène phonétique. ǀ2ǀ Les anciens textes le prouvent d’une manière irréfutable. Comme vous l’aurez sans doute vu et comme je vais l’indiquer, er ar = RE fait partie de la prothèse bien connu de l‘a devant r. Les exemples en sont très nombreux en port., en esp. & en catalan. Une autre étude concerne quelques nominatifs dont quelques uns n’ont pas été signalés comme tels. – Il y aurait beaucoup à dire sur la disparition des cas en Espagne. Mais vous traiterez ce sujet beaucoup mieux que moi une fois ou l’autre. – Enfin je corrige quelques étymologies erronnées posées par Diez. Prochainement viendra une nouvelle théorie de la conjugaison portugaise qui acquerra à la grammaire des langues romanes bon nombre de faits non observés jusqu’à ce jour.[6] La conj. espagnole marchera à sa suite. Que dites-vous de la critique de Baist relativement à l’explication que j’ai donnée d‘-ioron?[7] Qui a raison?

Viva o novo cavalleiro da ordem de Santiago![8] mas gustava mais da honra que o meu amigo recebeu, se a tivesse recebida com a condição que ouvesse d’hir a Santiago em romeria. ǀ3ǀ Depois de passados muitos perigos, como os quejá leu nos livros de cavallerias, lhe desejava formosissimas donzellas e lindissimas damas que curassem d’elle e de seu rocim. Voltando por Lisboa achava na loja do 103 a insignia comque foi condecorado. Mas se precisar dos meus serviços, tem aqui um criado seu ás suas ordens.

Cornu.



[1] Vgl. Brief 01717.

[2] Locution (en faisant allusion à un épisode de la vie de François Rabelais) pour désigner le moment où il faut payer la dépense d’une consommation quelconque!

[3] Vgl. Brief 01717.

[4] Cornu, „Études sur le poème du Cid“, Romania 10, 1881, 75-97. Dieser und der folgende Beitrag Cornus sind nur eine kleine Auswahl dessen, was er allein zu diesem Jahrgang der Romania an Beiträgen hat zukommen lassen.

[5] Cornu, „Étymologies espagnoles: halagar, mienna, regunzar“, ebd., 404-405.

[6] Vgl. A. R. Gonçalves Viana, „Etudes de grammaire portugaise“, Le Muséon. Revue internationale 3, 1884, 209-221.

[7] Gottfried Baist, „Noch einmal -ieron“, ZrP 4, 1880, 586-590. Vgl. dazu ZrP 4, 472 u. Romania 9, 1880, 89. Baist bespricht ursprünglich Cornu, „Études de Phonologie Espagnole et Portugaise“, Romania 9, 1880, 71-98.

[8] Die offizielle Benachrichtigung Schuchardts über die Verleihung des Ritterkreuzes des königlich-portugiesischen Jago-Ordens datiert vom 25.4.1881.