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Brief (02-01202)

Londres, le 10 Janv., 1882.[1]

 

Mon cher Monsieur

Je voudrais bien accéder à la demande que vous me faites, mais je vous dirai sans détour que je m’occupe moi-même, depuis plusieurs années, d’une Bibliographie aussi complète que possible de toutes les grammaires, de tous les dictionnaires et autres ouvrages ayant trait à la linguistique européenne, soit en Europe, soit dans les autres parties du monde. J’ai réuni en trente cinq ans un nombre tellement grand d’ouvrages imprimés et manuscrits que j’ose me flatter de pouvoir en faire connaître |2| un assez grand nombre d’inconnus jusqu’à présent, accompagnées de notes bibliographiques et surtout philologiques sur la nature de chaque dialecte, sous-dialecte, variété et sous-variété.

Comme savant et philologue distingué, vous ne sauriez ne pas comprendre que je tiens à ce que mes recherches auxquelles j’ai sacrifié mon temps, ma jeunesse, ma santé et mon argent, par des voyages difficiles et dispendieux et par des veilles prolongées, n’aboutissent pas à enrichir des ouvrages qui ne seraient pas les miens. Il m’est |3| toujours dur (et vous n’êtes pas le premier) de devoir refuser des savants, et surtout des savants comme vous que j’admire, quoique ne partageant pas toujours les mêmes opinions en fait de phonétique, surtout celtique, sarde et italienne. Pour vous prouver ma bonne volonté, autant qu’il m’est possible dans les circonstances actuelles, je m’empresse de vous donner les titres des deux ouvrages que vous paraissez désirer le plus connaître; et, en vous exprimant tous mes regrets, je vous prie d’agréer l’assurance de mes sentiment très |4| distingués

 

L.L. Bonaparte

 

1.° Misaires la Trinidad.

N. B. Sans nom d’auteur*, ni lieu d’impression, ni date. Un feuillet in-4o de trois pages. (en lithographie).

*En supposant que le nom de Spaccapietra soit un nom supposé. C’est la signature de l’auteur de cette facétie, composée de 10 strophes, mais je ne puis dire rien de plus.

2.° Dictionnaire de la langue franque ou petit mauresque, suivi de quelques dialogues familiers, etc. Marseille 1830. Typographie de Feissat ainé et Demoncky.



[1] Dieser Brief ist in Schuchardt (1909), Brevier/HSA Nr. 580 S. 133-134 veröffentlicht.