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Brief (1-12591)

Alger 10 mars 1891

Monsieur et très honoré professeur,

J’ai prié M. Jourdan, libraire à Alger, de se procurer, s’il peut, et de vous adresser la Bible comique, le vaudeville en sabir juif, 1 et autres publications du même genre. Si, de mon côté, je puis dénicher chez les bouquinistes quelques documents relatifs à votre branche d’étude et capables de vous servir dans votre recherche des lois qui président à la déformation de la langue dans les colonies, je vous les ecrirai, et serai enchanté de pouvoir vous être agréable.

La note du Bulletin de correspondance africaine sur la Bible comique était de moi;2 mais l’article du Bulletin d’Oran, où se trouve la chanson des turcs3 est d’un de mes frères, journaliste, qui s’est directé à faire une excursion fantaisiste dans le domaine de l’étymologie.

Je vais lui écrire pour le prier également de mettre de côté, à votre intention, les articles de journaux en sabir qui pourraient lui tomber sous la main.4

Veuillez agréer, Monsieur, avec l’expression de mes meilleurs sentiments, l’assurance de ma respectueuse considération
Victor Waille
Professeur à l’Ecole des Lettres d’Alger.


[1] Es scheint, dass Schuchardt das betreffende Theaterstück nie erhalten hat. In seiner Arbeit zur Lingua franca zitiert er genau den Passus, den Waille (1884, 167) anführt und verweist auch auf diesen und nicht auf die Originalarbeit (Schuchardt 1909, 460). Der vaudeville auf den sich Waille und später indirekt Schuchardt beziehen, konnte bisher nicht gefunden werden.

[2] Waille, Victor. 1884. ‚[Rez. zu] Général Faidherbe. La langue française dans les colonies’, in : Bulletin de correspondance africaine : antiquités libyques, puniques, grecques et romaines, März 1884, 165-167, 167.

[3] Der betreffende Artikel konnte bisher nicht gefunden werden.

[4] Der Nachlass enthält einen Auszug aus dem Charivari Oranais vom 15. März 1891 (Werkmanuskripte 12.1). Es erscheint aufgrund der zeitlichen Nähe zum Brief Victor Wailles wahrscheinlich, dass Schuchardt diesen von Wailles Bruder erhalten hat, da der frühere Kontaktmann Schuchardts in Oran, Emil Jellinek, schon seit 1884 nicht mehr dort lebte.